Un peu d’Histoire
Préhistoire et antiquité
Du Moyen Age à la guerre de 100 ans
Villenave d’Ornon au XXe siècle
La légende du Pont-de-la-Maye
De nos jours...
Préhistoire et antiquité

|
Des vestiges mégalithiques témoignent d’une présence humaine sur le territoire communal, il y a 5000 ans. Il s’agit d’un groupe de cinq sépultures, uniques en Gironde, constituées de pierres de poudingues, érigées environ 3000 ans avant J.-C.
Ce site surplombe l’Eau Blanche, une rivière qui prend sa source dans les landes girondines à Léognan pour se jeter dans la Garonne.
|
Le site a été aménagé pour les promeneurs, chemin de Couhins, au sud de la ville.
Un aqueduc gallo-romain, datant du premier siècle partait du lieu-dit Carbonnieux à Villenave d’Ornon. II passait ensuite au lieu-dit Sarcignan où des vestiges de l’édifice ont été découverts en 1973.
L’édifice continuait par le lieu-dit Madère, pour venir alimenter en eau la cité romaine Burdigala (aujourd’hui Bordeaux).
Du Moyen Age à la guerre de cent ans...

|
Au XIe siècle une église est bâtie, peut-être sur un monument antique. La paroisse Saint-Martin se développe alors autour de cette église. Elle est située sur les anciennes terres du Comte d’Ornon, seigneur fidèle au roi d’Angleterre, Duc d’Aquitaine. L’origine du nom de Villenave d’Ornon provient de cette époque. Villenave est la version en langue Gasque (patois local) du mot Villeneuve, c’est-à-dire ville nouvelle. Elle fut créée par le comte d’Ornon dont la forteresse fut bâtie au lieu-dit "Ornon", sur la paroisse de Gradignan, dont quelques ruines sont encore visibles de nos jours.
Découvrez la plaquette de l’église Saint-Martin |
En 1274, un certain Guillaume Bernard est fait Chevalier par Edouard Ier, Roi d’Angleterre. II s’engage à protéger de ses armes le sud de Bordeaux. Le comté d’Ornon englobait alors les paroisses de Talence, Gradignan, Léognan, Canéjan, Cestas, Villenave, une partie de Bègles et de Martillac. Cette famille jouissait d’une grande influence puisqu’elle possédait des terres et seigneuries d’Audenge à Blaye. La dernière Dame d’0rnon, Marie, dut céder ses terres et droits au roi d’Angleterre entre 1390 et 1399. À cette date, Henri IV d’Angleterre fit don du Comté à Jean de Beaufort, Marquis de Corset, qui le vendit alors à Henri Bowet, évêque de Bath, puis archevêque d’York.
La guerre de Cent ans fait des ravages, quand en 1405, le comté et sa forteresse sont dévastés par les troupes du comte d’Armagnac, lieutenant du roi de France. Ce coup fut fatal à la relative indépendance du comté qui est vendu en 1409 aux maires et jurats de Bordeaux.
Villenave d’Ornon au XXe siècle
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, plusieurs quartiers s’agrandissent : Pont-de-la-Maye, Pont-de-Langon, Hourcade et Sarcignan. L’omnibus relie Villenave à Bordeaux et le chemin de fer passe en 1848 pour rejoindre Langon. Une politique de construction de bâtiments publics s’urbanise : l’école du Bourg (1885), la mairie (inaugurée en 1877), l’école du Pont-de-la-Maye (1882) et la poste du Bourg (1885).
Deux visites présidentielles honorent la commune : en 1888 le Président Sadi Carnot arrive par bateau et en 1910, le Président Armand Fallières visite la colonie Saint-Louis (orphelins, actuel Le Prado).En 1890, la commune est partagée en trois quartiers : Pont-de-la-Maye, le Bourg et Courréjan. En 1902 le tramway remplace l’omnibus et en 1911 la commune s’électrifie. D’autres quartiers se forment dans les années 20 : Chambéry, la Générale, Rouquette, Madère...
La population a quadruplé entre 1794 et 1936, passant de 1 604 à 6 000.
La ville fut libérée le 24 août 1944. Cette événement est commémoré chaque année sur les monuments aux morts de la ville.
La légende du Pont-de-la-Maye
Extrait di livre "Un bonjour de Villenave d’Ornon" de Bernard Chaumont (1991)
Evocation de Villenave d’Ornon au début du siècle à travers une collection de cartes postales anciennes (Collection privée B. Chaumont)
De nos jours
En 1949, 25 jeunes courageux artilleurs du 33e RA de Châtellerault et 57 civils ont été happés par le feu qu’on appelle désormais "l’incendie du siècle" dans la région. Parmi les jeunes appelés qui périrent dans les flammes , onze d’entre eux ne purent être identifiés et reposent dans un caveau commun au cimetière Saint-Bris. Parmi les victimes, cinq Villenavais sont morts en essayant d’empêcher la progression des flammes :
- Jean-Louis LOVAT, âgé de 20 ans, appelé au 3e RPIMA de Poitiers.
- Paul André NOUBEL, agé de 20 ans, appelé au 33e Régiment d’Artillerie,
- Edgar-Jean Glady, manœuvre de 20 ans,
- Jean-Louis DUBERGIER, manœuvre de 23 ans,
- et René VOISIN, boulanger agé de 50 ans.
En leur mémoire, 5 rues de Villenave d’Ornon portent leur nom.
En 1954, la commune compte 10 000 habitants, 21 500 en 1968 et 29 958 aujourd’hui .
Dans les années 60, des usines et des entreprises s’installent dans les quartiers d’Hourcade, Courréjan, Chanteloiseau. Chambéry s’étoffe en zone résidentielle avec des petits commerces. La mairie déménage au Pont-de-la-Maye (actuelle C.P.A.M.), puis dans le domaine Canteloup, un château datant de 1777.
De nos jours on compte 29 958 Villenavais (mis à jour juillet 2009).
Retour haut de page