Cliquez pour avoir le détail des emplacements des défibrillateurs sur la commune.
Parmi la multitude d’attributions qui pèsent sur les épaules des maires, le devoir de porter secours à la population comme d’organiser en tant qu’employeur à destination de son personnel les soins d’urgence à donner aux malades font partie des mesures de prévention réclamant une organisation préalable.
C’est ainsi que depuis la parution d’un décret du 4 mai 2007, désormais des personnes non-médecins peuvent utiliser des défibrillateurs automatisés externes, et contribuer dans un nombre significatif de cas de sauver la vie de personnes atteintes d’un problème cardiaque, en attendant la prise en charge par les secours.
Comment ça marche ?
Le principe de ces appareils repose sur la détection automatique d’une fibrillation, c’est-à-dire d’une activité anormale du muscle cardiaque et de l’administration d’un choc électrique adapté par contact d’électrodes, précédant l’administration de gestes de réanimation cardio-vasculaire.
Aucune expertise de l’utilisateur n’est requise. Celui-ci est guidé par des instructions vocales, le défibrillateur effectuant la détection et apportant la réponse adéquate très rapidement. L’appareil est doté d’une pile longue durée et est facilement stockable de par ses dimensions et son encombrement réduits.
Le taux de survie sans séquelles est de 30 à 50 % dans les pays ayant opté pour la possibilité d’utilisation de cet équipement par le grand public contre 5 % maximum dans les pays qui n’en ont pas créé les conditions.
Comment alors dédramatiser cet acte qui est en fait plus simple qu’il n’y paraît au premier abord ?
Le bon choix et les bonne pratiques
Tout d’abord, à l’image de ce qui a été retenu par beaucoup de municipalités, privilégier l’achat d’appareils entièrement automatiques , plutôt que des semi-automatiques, en partant du principe que la simplicité d’utilisation est un facteur de tranquillisation non négligeable pour la personne qui va se trouver confrontée à une situation d’urgence de ce type.
Ensuite, et c’est un phénomène observé fréquemment aussi bien dans les entreprises privées que dans les administrations, de plus en plus de personnes possèdent le certificat de compétences de citoyen de sécurité civile reconnu par l’Etat, après formation à l’action dénommée « Prévention et secours civique de niveau 1 » qui comprend notamment un module d’utilisation du défibrillateur, complété par un module de gestes de réanimation de premiers secours
L’affaire de tous, partout
Sauver des vies, c’est l’affaire de tout le monde.
Ces équipements sont implantés non seulement dans les pôles de services et le véhicule de la police municipale, mais aussi dans les structures sportives et culturelles qui accueillent les associations, de manière à assurer une couverture la plus large possible, à la fois géographiquement et 7 jours sur 7.
La formation dispensée par le fournisseur au personnel municipal bénéficiera également à deux responsables par association fréquentant régulièrement le bâtiment abritant le défibrillateur, ce qui contribuera à poser les premiers jalons d’une politique de prévention globale mobilisant les acteurs de terrain de la Ville et à donner du sens à la solidarité entre habitants
Nul doute que cette initiative fera des émules auprès des chefs d’entreprises, commerçants, artisans, pharmaciens, certes tous investis chacun de leur de leur côté de responsabilités dans leur travail de tous les jours, mais aussi vis-à-vis de la société dans son ensemble.